Pokemon go : Une chance pour le tourisme ?

Vous ne pouvez pas avoir échappé à la vague Pokémon Go, avec plus de 10% des Français ayant joué au jeu. Au-delà du simple phénomène de  société, nous pouvons y voir une belle opportunité pour le tourisme local. Et c’est exactement ce qui est arrivé, avec des offices du tourisme qui ont su surfer sur la vague pour mettre en valeur leur patrimoine local !

Un rappel sur Pokémon Go

Pour ceux qui n’ont pas succombé à la déferlante, voici un rappel quant à l’utilisation de Pokémon Go. Le principe consiste à attraper des pokémons. Jusque-là, rien de surprenant. Le jeu se différencie de ce que l’on a pu voir jusqu’à maintenant, dans l’intégration de l’environnement physique du joueur. En effet, ce dernier doit se déplacer pour trouver des pokémons, c’est ce que l’on appelle la réalité augmentée. Mais voilà, le joueur utilise des balles pour attraper les petites bestioles. Et pour récupérer des balles, il doit se rendre à un pokéstop. Ce dernier fournit des balles et d’autres objets utiles au joueur toutes les 5 minutes. Il lui reste à être patient, ou continuer à marcher…

Ce qui est intéressant d’un point de vue touristique, réside dans l’implantation géographique des pokéstops. Ils ont été automatiquement créés à partir des lieux fréquemment pris en photos et publiés sur Google. Donc des lieux touristiques !

Ils surfent sur la vague

Et certaines offices du tourisme ne se sont pas trompés, en liant pokémon et patrimoine local !

L’office du tourisme de la grande motte (34) a ainsi mis en place des visites guidées Pokésphère, le principe est simple, visiter la ville tout en chassant les pokémons.  Au fur et à mesure de la visite (et de la chasse) l’architecture de la ville est commentée et expliquée.

Un autre exemple avec l’office du tourisme de Rouen qui donne des informations sur les pokémons de la ville…. et invite les joueurs a passer à l’office du tourisme  qui lui-même est un pokéstop.

 

Au-delà de l’effet de mode

« Les pokémons c’est bien, mais cela va passer de mode » me direz-vous ! Oui, mais au-delà du phénomène localisé sur lequel il peut-être utile de surfer, cette vague nous apprend qu’il y a beaucoup de choses à inventer autour de la réalité augmentée et du tourisme digital. Le jeu reste un vecteur qui marche pour promouvoir une activité, un territoire, un patrimoine. Le jeu « numérique » quant à lui n’est plus cantonné à un « joueur fixe », les yeux collés à son écran et assis sur sa chaise. Il faut intégrer cette nouvelle réalité pour le tourisme de demain.